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    Je n’ai pas eue d' jeunesse , et j'ai pas eue d'passé

    mon école, tout petit, je l'ai vu incendiée

    je m'suis pas vu grandir de suite je fut mature

    on apprend à téter à l'abri... sous les murs

    pas de copains d'quartier pour s'balader le soir

    ça faisait pas très bien d’être avec un pied noir

    les seuls qui me parlaient c’était pour m'humilier

    pour me dire que « dans l'fond je n’étais pas un Français »

    même maint'nant ça m'poursuit jusque sur mes papiers

    qu'on recode en neuf neuf comme pour un étranger

    mais « putain » l’Algérie département Français

    au même titre que le Tarn, le Var, ou la Vendée

    et c'est me justifier et raconter l'histoire

    dire que l'on est parti sans rien et sans espoir

    chaque jour recommencer c'est ça le harcèlement

    que je subis encore tout les jours et tout le temps


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    Rusé comme un renard, sobre comme un chameau

    nous pouvons en apprendre de nos animaux

    malin comme un vieux singe, têtue comme un mulet

    somme nous supérieur pour pouvoir comparer :

     

    mon chat un beau matin regardant les journaux

    me dit «  va donc courir et éteint la radio

    les nouvelles ne sont pas très marrantes aujourd'hui

    presse toi donc un peu et fait ce que je dis !!!»

    il est bien évident qu'on ne peux refuser

    d’écouter son matou et de s’exécuter

    cependant j'eus un doute : les bêtes ne parlent pas

    fusse un oiseau, un chien voir même plus.... un chat

    je me suis retourné et je l'ai vu sourire

    j'ai sans doute rêvé ou peut être bien pire

    mon cerveau a bronzé dans mon crane, au soleil

    j'ai peut etre un peu trop tâté de la bouteille

    mais mon greffier minon ma dit tout de go

    « nous on a rien a dire ,,on est des animaux ! »

     

    s'il fallait mettre ici une morale a l'histoire

    nos animaux nous parlent a nous de le savoir

    ils ne connaissent ni haine, ni même le mépris

    apprenons qu'ils nous aiment et aimons les aussi


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  • anniversaire 43 ans de mariage


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  • Pardon petit fellagha" ... (écrit en 1958 par Pierre Jean VAILLARD).



     « Et, petit Fellagha, c’est à toi que je pense
      En voyant ta rancune à l’égard de la France.
      J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation
      Me décide à venir te demander pardon….
      Oui, pardon, Fellagha, pardon pour mon grand père
      Qui vint tracer des routes et labourer la terre.
      Il est venu chez toi, il a tout chamboulé.
      Où poussaient des cailloux, il a planté du blé.
     En mettant après ça, Ô comble de l’ignoble,
     Où poussaient des cailloux, il a fait un vignoble.
     Pardon, cher petit Fellagha,
     Oh, pardon de tous ces dégâts.
     Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)
     N’était bien sûr, pas seul à être de son espèce.
     Ces autres scélérats ont bâti des cités,
     Ils ont installé leau et l’électricité.
     Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence
     Puisqu’on sait que avant que n’arrive la France
     Tu n’avais en dehors de la Casbah d’Alger
     Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.
     Et pour ton éclairage, tu n’avais que de l’huile.
     Alors nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.
     De l’électricité, là encore soyons francs,
     Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant …
     Tu t’es habitué à ces choses infâmes,
     Mais c’est à regret et la mort dans l’âme …
     Stoïquement d’ailleurs, tu supportes ces malheurs,
     Avec force courage et tant de belle humeur.
     Donc tu as engraissé, mais de mauvaise graisse.
     Car tu prenais le car (une invention traîtresse)
     C’est ce même car que, pris d’un délire divin,
     Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.
     Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,
     Tu n’es pas au niveau des arabes du Caire.
     Tu glandes et tu vis mieux qu’un fellah égyptien.
     A quoi Nasser… Nasser à rien.
     Nous avons massacré tes lions et panthères.
     Nous avons asséché tes marais millénaires.
     Les moustiques sont morts … Les poux … De Profundis.
     Nous avons tout tué, jusqu’à la syphilis.
     Ah pardon Fellagha pour tous ces carnages.
     Nous avons fait tout ça, c’est bougrement dommage.
     Bien pardon Fellagha, de t’avoir mieux nourri,
     De t’avoir vacciné pour le béribéri 
     Et d’avoir à tes pieds nus mis (oh maladresse)
     Des souliers ….
     Pour nous botter les fesses. »

    ...................................................................................

     

    Ma réponse

     

    Bravo monsieur vaillard pour cette poésie

    toi, le petit Sètois tu avais tout compris

    des gens qui ont construit de leurs mains abîmées

    cette Algérie si belle qu'on nous a dérobée

    bravo monsieur Vaillard je vous dis chapeau bas

    pour avoir su écrire une ode aux fellagas

    sous couvert de l'humour tu dis des vérités

    qui feront réfléchir... et qui m'ont fait pleurer

    par tes mots tu m'as mis beaucoup de baume au cœur

    tu décris ce passé , ses routes pavées de fleurs

    qu'on a laissé la-bas aux nababs rondouillards

    merci, merci à toi monsieur Pierre Jean Vaillard

     

     

     


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    La pluie s'est invitée sur la plage déserte

    et la mer furieuse a sorti son écume

    le chaton dans la rue cherche une porte ouverte

    pour éviter les flaques formées sur le bitume.

    Le jour a revêtu son habit de grisaille

    qui plombe le morale et fait monter l'angoisse

    la campagne alentour agite ses broussailles

    et le ciel se craquelle comme une feuille que l'on froisse.

    On attend le soleil groupé autour du feu

    et on parle de plage et de douce chaleur

    espérant l’éclaircie, espérant le ciel bleu

    qui donnera un peu du baume à notre cœur

     

     

     


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