• BEO

     

    Je n’ai pas eu d’enfance ni bonne ni mauvaise

    Et mon adolescence ne fut qu’un doux malaise

    Mais l’école fut pour moi l’occasion de sentir

    Combien l’homme peut donner, aimer ou bien haïr

    Mon école était simple, accolée aux maisons

    Et mes copains étaient de toutes confessions

    Il y avait David, Mustapha et Ali

    Louis, Jacob Benoist et N’Guyen aussi

    Nous étions si heureux et nos familles unies

    Fêtaient L’aïd, pessah, le têt, l’épiphanie

    C’est qu’en changeant de ville, de terre, de continent

    Que les gens nous ont dit on est tous diffèrent !

    Et depuis tout petit j’essaie de continuer

    Ce groupement d’amour, cette fraternité

    Si j’ai pas eu d’enfance je retiens se message

    La haine de sert à rien on est que de passage

     

           Le 04 juin 2013


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    La musique est venue s’assoir à notre table

    En cette fin de mois pluvieuse à en vomir

    Nous lui avons montré que l’on était capable

    D’accomplir des exploits de chanter et de rire

    Nous nous sommes rencontrés au hasard de la vie

    Un couple sur la toile et un autre au spectacle

    Et de suite une idée, que dis-je une folie

    Nous a fait accomplir ce merveilleux miracle

    Les chants sont arrivés doucement sans rien dire

    Comme pour s’excuser de leurs rides passées

    On a choisi des airs on a feuilleté des livres

    L’amitié naissante s’est doucement installée

    Les voix étant posées  le clavier est venu

    Installer quelques notes pour souligner le chant

    Et la Fender mythique en accords soutenus

    Est venue déposer au cadeau son ruban

    L’instant était magique et l’émotion palpable

    L’ombre de nos disparus poètes et musiciens.

    Était ici ce soir autour de notre table

    Le moment fut si court et on était si bien

    Fort de cette expérience nous avons décidé

    Pour faire que se seul jour ne soit pas unique

    De nous retrouver vite pour pouvoir inviter

    Les rires, l’amitié ,l’amour de la musique  

     

             Le 31 mai 2013

     


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    Adossé au muret j’entends gronder la mer

    Le vent qui la chahute m’apporte les embruns

    Aux senteurs de vieux bois et a ce gout amer

    Qu’on quelquefois les fut ou l’on fait le vieux vins

    Le ciel est sans nuage, les étoiles infinies

    Comme plein de diamants sur un écrin géant

    L’univers est si vaste et je suis si petit

    Adossé au muret c’est la vie que j’entends

    Le souffle de la terre qui cogne à mes oreilles

    Qui fait de cette nuit une nuit fantastique

    Et que chaque matin rien n’est jamais pareil

    Le jour qui va venir sera un jour unique

    Adossé au muret j’entends gronder la mer

    Dans le ciel vient planer un très gros goéland

    Et je pars avec lui rejoindre mes chimères

    L’amour est ma planète et j’ai le cœur si grand

     

    Le 22 mai 2013


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    Mais Paris est en fête son équipe à gagné

    On célèbre le sport, la joie, la liberté

    Place du Trocadéro les musiques sont à fond

    Il faut faire du bruit pour la célébration

    Et partent des immeubles, de nul par de partout

    Des nuées de capuches qui vont on ne sait où

    Qui arrêtent les bus, cassent les devantures

    Jettent des pierres aux flics et brulent des voitures

    Car  devant ce gâchis, ses boutiques éventrées

    Ses aliments au sol ses vendeurs apeuré

    La vision d’un grand soir : résultat décevant

    On n’avait pas besoins de ses débordements

     

                                                   Le 14 mai 2013


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  • Comme pour un gros orage ont été prévenu

    On avait tout rentré, et protégé la rue

    Vérifié le portail, fermé les robinets

    Rangé les plantes grasses et planqué les rosiers

    Dégonflé les ballons pour calmer l’ouragan

    Et bouclé l’entrepôt plein d’objet si tentant

     

    A l’intérieur les prises étaient toutes protégées

    L’accident est si bête, il fallait y penser

    Les portes restaient bloquées, l’huisserie pince si fort

    Et c’est pas le dernier qui me donnera tort

    La cuisine,  le four et les plats qui remuent

    Se sera interdit du moins pour le début

     

    Mais voilà le matin jour de la prévision

    On guette le téléphone, scrute la télévision

    On repasse dans sa tête la liste des dangers

    Les ciseaux ?, les couteaux ?, les pierres et le clavier ?,

    La maison toute entière s’abstient de respirer

    Car la voiture est là, elle vient de s’arrêter

     

    La tornade qui dévaste a envahi la pièce

    Dans la cour plus de chats, ils ont fini la sieste

    Et le vacarme sourd des jouets qu’on agite

    Fait penser à une pluie de lourdes météorites

    Heureusement le soir vient et on va les coucher

    On notera demain ce qu’on doit réparer

     

    La nuée bouillonnante s’en est allé chez eux

    Les jeunes et les moins jeunes ont laissé les plus vieux

    Les trois jours de combat ont été éprouvants

    Mais je suis si heureux de mes petits enfants

    Je me souviens alors comme c’était difficile

    D’élever leurs parents qu’étaient pas si tranquille

     

    La nature est bien faite, c’est pourquoi il est rare

    D’avoir des rejetons comme on dit « sur le tard »

    Nos nerfs sont plus tendus que des cordes à piano

    Que tout nous contrarient nous hérissent le dos

    Oui mais l’amour est fort et je dois convenir

    Que je me sens très triste de les voir repartir

                                                                                          Le 13 mai 2013


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