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    J'ai passé toute ma vie à attendre quelque chose

    à guetter le moment pour cueillir une rose

    à faire le pied de grue dans les salles bondées

    par des gents comme moi qui n'font que patienter

    à compter sur mes doigts quand se sera mon tour

    pour entrer dans l’arène ou bien en faire le tour

    j'ai passer bien des jours, des heures à faire la queue

    dans le froid ou le chaud, ciel gris ou bien ciel bleu

    j'ai pris racine un jour à force d’espérer

    en regardant ma montre j'ai même temporisé

    et je regarde passer les secondes et les heures

    à faire le planton ou à battre le beurre

    qu'il est dure de rester à faire tapisserie

    quand les autres s'amusent et que toi tu t'ennuies

    mais la porte s'est ouverte c'est la libération

    laissons ses goguenards à leur méditation


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    la tempête a soufflé cette nuit au village

    les vagues étaient énormes elles ont bouffé la plage

    sans doutes avaient elles faim, noël était si proche,

    au lieu d'manger du sable... donnez lui d'la brioche !!

    et le vent qui nous fouette et s'infiltre insidieux

    dans les trous des vêtements, les oreilles et les yeux

    avec le rechauff'ments pas de bonhomme de neige

    le beau château de sable il faut en faire le siège

    et protéger ses bords de l'eau dévastatrice !

    mais je suis comme un con, derrière mon tamaris,

    à observer la mer qu'il a dit démonté

    merci a toi « Devos » pour me l'avoir soufflée

     


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  • Et te voilà Marseille tel que je t'ai connu

    avec tes rues typiques et ton linge pendu

    la voilerie d’antan où l'on pouvez trouver

    le fière capitaine ou le mousse décoiffé

    arrivant en courant dos mouillé et main moite

    demander un bon « boute » pour le "ferry boate"

    tes rues sur le vieux port avec ses musiciens

    qui jouaient leurs aubades pour une bouchée de pain

    il y avait la mairie et en exposition

    la coupe de l'OM …. »avé » le ballon

    et soudain c'est Pagnol : le bar de la marine

    la vrai partie de carte !!! et la blanche Honorine

    qui menace les gens ...bien sur c'est la criée

    « comment ça pas frais !! mon poisson il est pas frais !!? »

    elle harangue la foule fait rougir le chaland

    offre aussi quelques moules pour avoir le client.

    Et l'Estaque tout au fond , paradis des pécheurs

    tu lèves la tête et là... plus beau que ça tu meurs

    la bonne mère surveille de sa grande beauté

    toute cette belle ville et tout les marseillais

    le lien https://youtu.be/Gx1GtrfToKY

     


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  • Paul Valéry dit : Faire de l'orthographe le signe

    de la culturesigne des temps et de sottise. » 

    voilà une belle phrase ,que moi aussi, je signe

    seul le fond des mots vivent cette expertise...

    Quand je relis mes vers scrutant les participes

    les accords les accents, les fautes de français

    j'y perds évidement quelques souhait politique

    à éviter le verbe qu'on ne sais conjuguer.

    Mais mon poème meurt de traîner son boulet

    le poète écrit avec la plume du cœur

    et lisser son récit c'est vouloir l’étouffer

    au profit d'autre règles qui régissent et qui meurent

    dans des placards profonds vieillots à en crever.

    Vous messieurs les senseurs les rois de la badines

    détruisez mes efforts ma sueur et mes larmes

    j’attends sur le grand pré que résonne mâtine

    pour êtres condamné et passé par les armes


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    Faut il pleurer nos morts que dans les cimetières ?

    l’âme s'en va , immortelle rejoindre dieu le père

    faut il pleurer nos morts sur leurs pierres tombales ?

    les dépouilles charnelles marquent le point final

    tout les ans ,à Toussaint, les tombeaux se fleurissent

    de fleurs bien hypocrites de tableaux d'artifices

    de plaques sur lesquelles on note « regretté »

    « à notre ami défunt » « notre cher trépassé »

    laissons parler nos cœurs ils hurlent de détresse

    laissons sortir nos larmes témoins de nos tristesses

    pour épancher sa peine pas besoins de lieu dit

    les images sont en toi...c'est celles de la vie


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