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    Une fleur c'est fanée dans le vase du salon

    le chat vient de rentrer et j’entends son ronron

    le vent s’essouffle un peu il fait place à la pluie

    le tic tac de l’horloge égraine mon ennuie

    qu'elle est triste cette vie où tout est monotone

    et triste la journée où on attend personne

    où l’écho me renvoi mes pensées solitaires

    des volutes de fumées des idées éphémères

     

    l'ennuie est un passage entre rien et le vide

    atmosphère saturée de vapeurs insipides

     

    un oiseau s'est posé sur le toit du garage

    la pluie s'est arrêtée et seul quelques nuages

    cachent encore le ciel bleu promesse du beau temps

    le soleil peux venir s'il veux bien, maintenant

    La musique des vagues et les cris des mouettes

    redonnent l'illusion d'un dernier soir de fête

    et la rue toujours vide, déserte, inanimée

    dans cette journée de pluie qu'il faut vite oublier

     

    la pluie c'est un passage entre l'eau et le ciel

    passage interrompue par des bruissements d'ailes

     

    tout prés de mon oreille une abeille bourdonne

    je la chasse de la main mais ...c'est le téléphone

    je m’étais endormi dans un rêve moelleux

    un rêve où même les anges ne sont pas merveilleux

    un rêve où tout est noir sans goût et sans couleur

    un rêve sans amour... sans aucune saveur

    mais le soleil est là et je suis bien vivant

    je m’étire comme un chat et je sort du divan

     

    le rêve c'est un passage du semblant au réelle

    croyez vous qui les anges ont réellement des d'ailes ?


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    Et si je te disais « je t'aime » comme ça, pour voir

    remarquer à tes signes combien tu es gênée

    tes lèvres sur un sourire que tu laisses entrevoir

    tes yeux si pétillants dans ton regard baissé

    et si je te disais «  je t'aime » tout simplement

    en regardant le ciel comme témoin de ce jour

    de décrocher l’étoile la haut au firmament

    pour te dire mon bonheur avec toi mon amour

     


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    qu'avons nous fait de grave pour être enfermé

    dans nos geôles domestiques nous sommes embastillés

    quelle erreur ai-je commise, quelle loi ai je transgressée

    pour me voir brusquement , enfermé, isolé

    sans même un jugement sans même une plaidoirie

    nous voilà confiné dans nos humbles abris.

    Comment peut on penser, alors qu'on va sur mars

    que l'on dessine enfin les contours de l'espace

    qu'on dépense des milliards à construire des fusées...

    que la recherche ne soit pas encore développée

    et qu'il nous faut attendre qu'un virus à la con

    fasse dire à tout le monde : « y a pas de solution »

    pas d'argent pour les masques, rien fait pour les vaccins

    « pour bien se protéger il faut s'laver les mains »

    je reste à me morfondre, je regarde mes placards

    « je vais me réveiller, ce doit être un cauchemars

     


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    Elle habite la maison aux fenêtres fermées

    Tous les jours à huit heures elle va chercher son pain

    Puis elle rentre préparer son petit déjeuner

    Quelle mange sur un coin d’table car elle n’a jamais faim.

    Elle arrose tous les jours les fleurs des balconnières

    Puis dépose dans la cour les croquettes du chat

    Elle range sa maison et passe la serpillière

    Elle n’attend plus personne et personne ne viendra.

    Puis sort un peu plus tard, va à l’épicerie

    Acheter des « bricoles » pour faire le repas

    Elle parle à la caissière quelquefois même elle rit

    Et rentre chez elle d’où elle ne sortira pas

    Le repas préparé elle invite un instant

    Les héros du feuilleton qu’elle suit à la télé

    Puis se lève et raconte à son petit écran

    Comme c’est dur de n’avoir personne à qui parler...

    Ensuite viens le repas englouti en vitesse

    Devant la météo et les informations

    La vaisselle terminée, elle fait quelques caresses

    Au chat du canapé qu’elle aime avec passion

    Elle s’assoie prés de lui et  reprend le crochet

    Elle fabrique un bonnet, des chaussons une étole

    Qu’elle offrira aux gens du foyer d’à coté

    Pour la grande tombola de la fête de l’école

    Et la journée s’égrène sans jamais voir personne

    La seule visite parfois c’est Raymond le facteur

    Qui la fait sursauter à chaque fois qu’il sonne

    Et la nuit est tombée et il est déjà l’heure

    De rejoindre le feuilleton d’allumer la télé

    De manger son repas et d’aller se coucher

    Demain elle refera pareil si dieu le veut

    On arrive comme ça a se changer ...en vieux !


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  • Je ressens la vieillesse s’installer chaque jours

    S’incruster dans mes rides, mes pas qui se font lourd

    Les cheveux qui s’en vont comme le font les amis

    Qui ne te saluent plus, pour eux tu as vieilli...

    Les lunettes qu’on rajuste pour mieux lire le journal

    Le café englouti, le cachet qu’on avale

    Le regard dans la glace reflétant ton image

    Un être transparent qui ne fait plus son âge

    Qui esquisse un sourire pour paraître vivant

    Qui a les nerfs qui craquent de plus en plus souvent.

    Le manque de patience a gagné mon esprit

    Faudrait tout refaire fondre …allez c’est beau la vie !!

     


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