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    A l’ombre du muret j’ai cru t’apercevoir,

    Tes cheveux gominés, ton short et ton marcel

    Tu trainais la savate sur ce vaste trottoir

    Saluant le passant charmant les demoiselles

    Je voulais te faire signe et je me suis repris

    Ma raison  me disait que tu n’étais plus là

    Mais tu étais si beau et j’ai pas réfléchi

    Dans mon esprit rêveur j’ai oublié cela

    Tu te tournes soudain m’invitant à m’assoir

    Sur la table du bar pour manger la « kémia »

    Tu m’as toujours fait honte de ton accent pied noir

    Mais je t’aime t’entendre nous parler de la bas

    Tu manges tes sardines avec un tel délice

    Maculant ton sourire d’écailles et de charbon

    Tu rigoles en  buvant l’anisette Tennis

    Et tu invites les gens à manger du poisson…

    À l’ombre du muret j’ai cru te voir partir

    Me laissant du bonheur et aussi l’addition

    Je sais que te la haut tu dois encore sourire

    De cette belle minute d’amour et d’émotion

     

    Le 24 juin 2013


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    Je n’ai pas eu le temps de te dire ses choses

    Qu’un fils dit à son père au soir de sa vie

    J’aurai voulu t’offrir beaucoup plus que ces roses

    Qui partent avec toi dans ce matin de pluie

    Si j’avais pu tenir encore une fois ta main

    Comme quand  j’étais petit avant de me coucher

    J’aurais vu qu’aujourd’hui est plus fort que demain

    Et que le verbe attendre ne dois pas exister

    J’aimerai tellement revivre ce merveilleux moment

    Où par se froid glacé tu sortais travailler

    Tu me disais dors bien m’embrassant sur le front

    Tu sentais bon « Mennen » et le gel bon marché

    Je me souviens aussi de nos chansons paillardes

    Qui nous ferai marrer par ses insanités

    Maman faisait la prude et se disait malade

    De nous entendre ainsi  jurer et blasphémer

    Je n’ai pas eu le temps de dire mes sentiments

    De te dire ma peine que tu ne sois plus la

    J’avais envie d’écrire et bien évidement

    Te souhaiter  simplement une bonne fête papa

     

                                               Le 16 juin 2013

     


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    J’ai laissé échapper une note de musique

    Je la tenais cachée tout au fond de mon cœur

    Elle était langoureuse et très mélancolique

    Elle évoquait le blues et les accords mineurs

    Elle avait du passé par un recoin de l’âme

    Un endroit exigu où on ne va jamais

    Et rencontrer sans doute une note de charme

    Qui errait en ce lieu, que j’avais oublié

    Elles ont trouvé abri au coin de mon oreille

    Dans un endroit douillet tout près de mon esprit

    Elles me parlent d’amour des que je me réveille

    Et m’aident à composer la musique que j’écris

     

                                                    Le 15 juin 2013


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    La chanson n’est pour moi que l’écho de mon âme

    La musique c’est ce son merveilleux qui te charme

    Et mes doigts doucement glissent sur le clavier

    Les touches s’enfoncent et partent en s’offrant au touché

    Une note sensuelle parcoure l’air mélodieux

    S’emmêlant à nos corps, se noyant dans ses yeux

    La musique se fait femme et réalise enfin

    Mes fantasmes refoulés, mes phobies, mes instincts

    Je deviens animal comment dire envouté

    Par ses accords mineurs qui me font espérer

    Une note de passion  un frisson, un plaisir

    Un soupir de tendresse un soupçon de désir

    Au rythme du tempo mon cœur vibre et se tord

    Les coups se font précis et de plus en plus fort

    Je me sens vivre en toi et l’instant est magique

    Je vais faire l’amour à une note de musique

                                                                                   Le 10 juin 2013

      

     


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    En parcourant tes rues les chansons me reviennent

    Ornant chaque quartier d’un détail insolite

    Du haut du mont saint clair je ressens de la gène

    À emprunter les vers de tous tes acolytes.

    Tu m’as appris bien plus que tous mes professeurs

    Par ton intermédiaire j’ai entendu parler

    Les plus grands des poètes qui sont cher à mon cœur

    Et qui mon retranscrit la façon de t’aimer

    J’ai visité ta ville Brassens en fut mon guide

    Quelque peu facétieux avec ses habitants

    Qui ne manquait jamais dans son discourt lucide

    De montrer les endroits où il vécut enfant

    Le quartier des pécheurs, celui du pont levis

    Le quartier des jouteurs, la criée aux poissons

    Nous désignant Margo et son chat tant nourrit

    Le banc des amoureux de bonne réputation

    Et en haut de la rue ton lycée, ton école

    Paul Valery aussi l’avait même fréquentée

    L’auvergnat était né dans cette course folle

    Poursuivi d’un gorille et d’une veuve éplorée

    Je te salut mon maitre d’avoir mis dans ma tête

    Tous tes refrains de vies, tes pieds nez à la mort

    Et de m’avoir permis de visité ce Sète

    Qui fut déjà le tien et des copains d’abord

     

    Le 07/06/2013


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