• Une branche d'olivier

     

     

    La mer avait laissé sur le bord du rivage

    un oiseau abîmé sans joie et sans partage

    proche de l'agonie il finissait sa vie

    sur le sable mouillé bercé par l'infini

    le soleil n'avait pas embrasé le ciel pur

    et quelques goélants zébraient de blanc l'azur

    en poussant ça et là des cris retentissants

    sans même se soucier de cet oiseau gisant

    « ils ne me veulent pas »me dit le naufragé

    « avec leurs yeux puissants ils n'ont rien remarqué »

    « ils auraient pu , sans doute ,abréger mes souffrances »

    « achever maintenant ma funeste existence »

    « mais je suis transparent aux yeux du monde entier »

    « j'ai traversé ma vie sans me faire remarquer »...

    j'ai ramassé l'oiseau, je l'ai mis bien à l'ombre

    le soleil dispensait ses doux rayons poudreux

    c'est posé prés de moi une blanche colombe

    et a dépose au sol comme un signe d'adieu....

     

    une branche d'olivier

     


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