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    On bâti chaque jour des murs de silence

    Entourant d’isolant nos parois de souffrances

    On accroche à nos lèvres un sourire fabriqué

    Pour donner à nos âmes l’impression d’exister

    On se ferme les yeux on se bouche les oreilles

    On s’empêche de penser qu’il existe un soleil

    On se ment sur la vie, sur t’éternellement

    Sur l’étoile qui scintille là-haut, au firmament

    Et les êtres si chers qui se sont envolés

    Comme nuée d’hirondelles un soir de fin d’été

    Te laissant un grand vide dans ta triste existence

    On bâti chaque jour des murs de silence

     

                                             le 14 avril 2013


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    Ce matin je t’ai vu tu  trainais  sur la place

    Avec toi ton fardeau qui ne te fait limasse

    Tu attendais la pluie, nous ne la voulions pas

    Tu souhaitais quelque ombre et il n’y en avait pas

    T’évitant de justesse une mort douloureuse

    Je me mis de côté d’un beau pas de danseuse

    Et glissa lamentable dans l’eau du caniveau

    M’étalant tout mon long sous l’œil des badauds

    Je te maudis oh toi gastéropode laid

    Qui m’a fait choir ainsi sur le froid du pavé

    Mais un oiseau soudain me vengeât prestement

    Il saisit l’animal le manga goulument

    Pour l’escargot c’était un jour sans lendemain

    Mais pour moi on se moque d’avoir glissé si bien

     

                                          Le 11 avril 2013

     


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    Encore une journée à passer sans rien faire

    A bâtir des idées, à construire des chimères

    A perdre un peu son temps comme s’il était gratuit

    Comme si éternellement j’allais vivre ma vie

    Sans même me soucier, pardonner moi du peu

    De partir tout là-haut où on est plus heureux

    De laisser ici-bas mes parents, mes amis

    Ma femme et mes enfants et leurs charmants petits

    Mais l’idée de ma mort me rend triste aujourd’hui…

    Et le rouge du ciel me donne le présage

    Le soleil se lève sur la brume de la plage

    Une bonne journée s’annonce à l’horizon

    Vous avez dit « mourir » j’en vois pas la raison

     

                                                     Le 10 avril 2013

     


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  • Pluie d’avril !

     

    La pluie repeint de gris de ciel de mon village

    Le vent semble peigner les vagues du rivage

    Sur le sable mouillé le silence est présent

    Pas de cris de mouette ou de rire d’enfant

    Je marche sur le bois que la mer me rapporte

    Vieille branche blanchi d’une grande souche morte

    Et la pluie continue ruisselle sur mon visage

    De l’eau s’ajoute à l’eau qui imprègne la plage

    Mais le vent se renforce et l’écume  s’envole

    De milles étoiles blanches elle s’est donné de rôle

    De transformer la vue en carte de noël

    Sans le froid de la glace mais ça dépend du ciel

     

                               le 04 avril 2013

     

     


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  • Faut-il toujours pleurer pour être consolé

    Ou bien tendre la main pour être enfin aidé

    Faut-il vous supplier et se mettre à genoux

    Pour un regard, un mot un sourire voilà tout

    Demander est un luxe que je ne peux m’offrir

    Dans mes yeux c’est la faim ce n’est pas du désir

    J’ai faim de votre amour et de votre attention

    J’ai faim d’un simple geste, une participation

    Un avis, un seul mot, même si ça doit faire mal

    Je veux la vérité pas de soutien moral

    Pas de phrases ronflantes et de mots incongrus

    Simplement si un jour ça vous a vraiment plu

     


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